Comme chaque année, le Festival International du Film de Berlin attire nombreux critiques enthousiastes à découvrir les nouveautés offertes. Le vainqueur de l'Ours d'Or de cette édition, le film des frères Taviani , Cesare deve morire, a soulevé plusieurs réactions, certains ne voyant pas la place de ce ''documentaire'' au festival et d'autres l'acclamant en tant que film chef d'oeuvre. L'objet de cet article ne sera pas de juger si oui ou non ce film méritait l'Ours d'Or, mais plutôt d'analyser les critiques qui ont réagit au film. Nous essaierons de voir à travers les lignes comment ces critiques sont marquées par des attitudes propre à leur pays. Les trois critiques choisies sont une du Hollywood Reporter (États-Unis), une du Devoir (Québec, Canada), et une dernière du site internet Dagospia (Italie).
La critique du film de Alain Gomis, réalisateur et scénariste franco sénégalais, a été réalisée par le Hoolywood Reporter, magazine américain fondé en 1930. Le film d’Alain Gomis raconte l’histoire de Satché, originaire du Sénégal, ou toute sa famille réside, revenant dans sa région natale après avoir passé ses études aux Etats-Unis. Il se réveille en prenant conscience que la journée qu’il vit en se réveillant chez sa mère est la dernière de sa vie. Le film décrit les retrouvailles avec les différentes personnes aillant marquées sa vie passée, ainsi que l’acceptation de l’échéance imminente de la vie.
La critique est écrite par David Rooney. L’auteur met l’accent sur le courant artistique dans lequel se situe l’œuvre d’Alain Gomis, ainsi que sa différence avec les autres films français existants sur l’Afrique, empreints d’un «charme suranné de la culpabilité coloniale paternaliste ».
Le monde se divise en deux sortes de catégories : ceux qui aiment Bieber, c’est-à-dire tout ce qui a une mentalité de jeune fille pré-pubère n’atteignant pas un âge de treize ans (par groupe de trente). Et puis il y a les autres, qui au contraire le détestent, pour des raisons diverses. Il faut dire que le jeune homme possède des atouts légitimes à jalouser. Tout être doté d’un sens musical, ou plus simplement d’un sens du goût, éviterai de d’écouter un seul de ces morceau, de manière à s’assurer que ses tympans évitent d’attenter à leurs propres jours. N’en demeure pas moins que « Justin Bieber : Never Say Never » est un objet intéressant si l’on sait lire entre les lignes, regarder entre « les coutures » du documentaire.
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Sélectionné parmi les cinq premiers films pour cette dernière Berlinale, Dictado ne devrait pas laisser indifférent si l'on se fie au nom du réalisateur derrière ce thriller d'horreur. Antonio Chavarrías se faisait remarquer lors de la production de Fausta : La teta asustada (une belle co-production entre l'Espagne et le Pérou), gagnant de l'Ours d'Or en 2009. D'une beauté et d'une poésie rare, Fausta faisait parler d'elle lors de sa sortie et connaissait une visibilité importante dans les salles de prestige – cinéclubs et salles d'art et d'essai inclues. Dans le cas de Dictado, on parle d'un Chavarrías réalisateur qui n'en est pas à son premier film. Son nom résonne déjà dans les oreilles des hispanophiles et faisait naître une profonde impatiente chez ses admirateurs . La permise du film est simple : un ancien ami d'un professeur lui confie la garde de sa fille, sous le prétexte qu'elle l'effraie. Par de circonstances mystérieuses, la petite fille fait revivre au professeur des souvenirs troublants. Tous les éléments d'un film inquiétant, rappelant les codes établis par plusieurs productions espagnoles auxquelles on a eu droit ces dernières années. La formule est là et on ose supposer qu'elle fonctionne. Et pourtant...
Captive, le film de Brillante Mendoza choisi au festival de Berlin 2012, a reçu un accueil plutôt tiède, avec des avis partagés quant à sa forme et son contenu.
Pour son long métrage, Mendoza s’est inspiré de la prise d’otages qui s’est déroulée en mai 2001 sur l’île de Palawan, dans le sud des Philippines. Abu Sayyaf, un groupe islamique séparatiste, y a enlevé un total de 20 personnes, pour la majorité des touristes chinois-philippins. Leur horreur a duré environ un an, à l’intérieur duquel une poignée d’otages y ont perdu leur vie.
Le point sur lequel la plupart des journalistes s’entendent est la réussite de cette mise en scène d’une réalité passée. Le point négatif? Une réalité trop réelle, selon certains. L’histoire respecte tant l’événement dont il provient que la touche personnelle de l’artiste y est isolée, voir rare. Certes, le soin avec lequel Mendoza travaille pour rester en lien à l’actualité est admirable, mais son œuvre s’y perd, devenant du coup un semblant de reportage ou de documentaire. Le réalisateur est maintes fois accusé de ne pas y avoir introduit du sien et donc, au lieu de raconter une histoire, il ne fait qu’en réciter une comme si apprise par cœur.

S'il est un film à ne pas manquer en ce moment, il s'agit sans nul doute de Pina, la dernière œuvre cinématographique de Wim Wenders. Le film rend hommage à la danseuse et chorégraphe allemande aux élans de modernité Pina Bausch, décédée alors qu'elle préparait depuis une quinzaine d'année ce film avec le réalisateur, son ami. Pina est un véritable voyage des sens et de l'esprit, en trois dimensions, présentant à la fois un art – la danse –, une œuvre – celle de Pina, dont les danseurs exécutent les chorégraphies et mises en scènes – et des personnes, singulières, douées et passionnées. Sans superflu, le film se veut une ode à la distorsion et la maîtrise parfaite du corps, véritable hymne à la liberté d'expression et aux pulsions extériorisées par la danse. Pina Baush faisait de la danse un vecteur de communication, un art de vivre, une philosophie, ce que Wenders tend à transmettre par ses images.
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