
Au début du blanc mois de janvier, est sorti un nouvel opus de la série légendaire « Sonic le Hérisson ». Pour les plus jeunes abreuvés de 3D et de consoles « Next Gen », ou pour les plus anciens qui ont dans le domaine un champ de connaissance aussi ouvert que les cuisses de mère Thérésa, Sonic était un des personnages clés de la boîte de production « Sega », tout comme Mario Bross chez Nintendo. Une star, une égérie pour la marque. Dans une interface graphique en 2d, le hérisson supersonique, contrôlé par le joueur, franchissait les obstacles à toute vitesse avec en ligne de mire l’affreux docteur RobotNick, la libération de petits animaux adorables comme objectif ultime. Défenseur des faibles, contre l’infâme technologue, Sonic a rempli (ou vidé, selon le point de vue) l’enfance de la majorité des gens dont la naissance remonte aux années Disco. Puis, Sega a coulé, faute à l’échec commercial enregistré à la création de la Dreamcast. De sa quasi-disparition entre 2001 et 2005, jusqu’à sa lente remontée sur la pente du chiffre d’affaire qui se poursuit encore aujourd’hui, affrontant les affres de la tempête, Sega a vacillé, mais contre vents et marrées, elle est tant bien que mal restée sur pieds. Abandonnant la production de « consoles » pour se concentrer sur le « software », la firme tente d’élargir son public. Histoire d’éviter de futures déconvenues. Il n’en reste pas moins indéniables que le poids de l’entreprise sur le marché du Jeu-Vidéo, à ce jour le marché le plus rentable de l’industrie, s’est considérablement allégé. Il devient alors aisé de comprendre en quoi l’icône Sonic devient, plus que jamais, un argument de poids dans les négociations de contrats.